Le Cybercab arrivé à Sydney le 21 septembre dans le cadre de la tournée de présentation de Tesla en Asie-Pacifique a été filmé avec un logiciel que personne ne s’attendait encore à y voir.
La chaîne australienne CarSauce a enregistré une visite pratique de la voiture dans le showroom Tesla d’Alexandria, et l’interface de l’écran central n’était pas l’écran allégé destiné aux passagers de robotaxi. C’était un système d’exploitation Tesla complet, proche de celui que voit le propriétaire d’une Model 3 ou d’une Model Y.
Ce qui était affiché
Not a Tesla App, qui a relayé les images, décrit un écran central de 21 pouces comprenant :
| Élément | Fonction |
|---|---|
| Avatar 3D du véhicule | Commandes accessibles par pression pour les portes papillon et le coffre arrière |
| Carte | S’agrandit par balayage pour offrir une vue plus large déplaçable |
| Médias | Sélection de source, ainsi que des applications Tesla Theater, dont YouTube et Netflix |
| Menu des sièges | Curseurs incurvés qui déplacent la banquette d’avant en arrière et inclinent le dossier jusqu’à une position presque à plat |
| Profils | Profils individuels de conducteur, avec paramètres enregistrés pour chaque profil |
Un mode robotaxi distinct était également visible, n’offrant que le réglage des sièges, le flux d’air et l’éclairage d’ambiance de l’habitacle — l’interface qui serait remise à un véritable passager.
Pourquoi cette distinction est l’essentiel
Un robotaxi n’a pas besoin de profils conducteur. Il n’a pas besoin de positions de siège enregistrées, car il ne transporte jamais la même personne deux fois de suite, et l’opérateur de flotte configure l’habitacle de manière centralisée.
Un logiciel qui se souvient de vous est un logiciel conçu pour une voiture que quelqu’un possède. Tesla a indiqué que le Cybercab finirait par être vendu à des particuliers, et c’est la première fois qu’une version orientée dans ce sens est vue en public. Il s’agit d’un indice sur l’intention du produit plutôt que de l’annonce d’un produit — Tesla n’a pas précisé ce qui fonctionne sur la voiture exposée ni si cette version est définitive.
Quel crédit lui accorder
Moins qu’à une fiche technique. Il s’agit d’une voiture d’exposition immobile dans un showroom, filmée par un tiers, et l’interprétation selon laquelle elle représente le logiciel destiné aux consommateurs est une déduction fondée sur le contenu des menus. Les tailles d’écran rapportées divergent déjà : d’autres médias décrivent un écran de 22 pouces, contre les 21 pouces de Not a Tesla App.
Les détails de l’habitacle évoluent eux aussi encore. Plus tôt ce mois-ci, Tesla a interrogé des passagers sur des améliorations de l’habitacle, et un bug logiciel à Austin a révélé le joystick virtuel que les techniciens utilisent pour déplacer manuellement un Cybercab — rappel que plusieurs interfaces coexistent dans la même voiture pour différents publics.
Ce que cela signifie en Europe
Rien d’immédiat. Toutes les étapes de la tournée du Cybercab se déroulent en Asie-Pacifique, l’Europe ne figure pas à l’itinéraire, et la voiture est immobilisée derrière des cordons à chacune d’elles. Mais un Cybercab détenu à titre privé pose un cadre réglementaire différent de celui d’un robotaxi de flotte — il devrait obtenir une réception par type pour être vendu à un acheteur européen, et non simplement un permis d’exploitation. Si telle est la direction prise, le logiciel du showroom en est le premier signe public.