Deux personnes circulant en voiture sur l'autoroute 1, près de Mountain Highway à North Vancouver, ont jeté un œil vers une Tesla juste avant 15 h 30 le 11 août 2026 et ont vu le conducteur apparemment endormi. Le passager a filmé la scène. Ils ont appelé la police.
La B.C. Highway Patrol a retrouvé le propriétaire enregistré — un homme de 45 ans de Maple Ridge correspondant à la description des témoins — et lui a remis une contravention de 368 $ pour conduite sans attention ni précaution.
Le communiqué de la police n'a pas pris de gants. « La police ne débattra pas des mérites de la technologie de conduite autonome avec des conducteurs endormis », a déclaré le sergent Michael McLaughlin. « C'est illégal en Colombie-Britannique, et nous sommes là pour faire appliquer la loi et assurer la sécurité des routes. »
Ce qui n'a pas été établi
Aucune autorité n'a indiqué quel système, le cas échéant, assurait la direction. La police n'a pas confirmé qu'Autopilot ou Full Self-Driving était engagé, et Tesla n'a pas réagi. Drive Tesla Canada rapporte qu'il s'agit au moins du quatrième incident impliquant un conducteur de Tesla inattentif dans la province cette année, un décompte attribuable à ce média et non à des chiffres policiers.
Cette zone d'ombre mérite d'être nommée plutôt que comblée. Un conducteur endormi sur une autoroute commet une infraction, que la voiture dispose ou non d'aides à la conduite, et la contravention a été dressée pour inattention, pas pour un mauvais usage d'une fonctionnalité. Si l'affaire circule, c'est à cause de l'inférence que font les lecteurs : personne ne s'endort à 100 km/h à moins de faire confiance à autre chose pour conduire.
Pourquoi une contravention canadienne compte en Europe
À cause de ce sur quoi l'Europe est sur le point de voter.
Tesla cherche à obtenir une homologation à l'échelle de l'UE pour FSD (Supervised) par la voie de la dérogation de l'article 39, le Comité technique pour les véhicules à moteur devant se prononcer le 6 octobre. Tesla a demandé cinq exemptions aux règles actuelles, et les exigences de surveillance de l'attention en font partie.
Les éléments soumis par Tesla elle-même défendent le dossier en sens inverse : son tableau de bord article 39 fait état de 67 % d'épisodes de fatigue du conducteur en moins avec FSD actif que lors d'une conduite manuelle. L'argument est cohérent — un système qui rappelle à l'ordre un conducteur inattentif et maintient la voie peut fort bien générer, globalement, moins de risques liés à la fatigue qu'un humain fatigué livré à lui-même.
Ce n'est pas non plus l'argument que l'on demande aux régulateurs d'évaluer. La question posée au TCMV n'est pas de savoir si FSD réduit la fatigue moyenne ; elle porte sur les cas extrêmes, lorsqu'un conducteur traite un système supervisé comme un système autonome. Des affaires comme celle-ci relèvent précisément de ces cas extrêmes, et il n'existe aucun équivalent européen du NTSB américain pour enquêter dessus une fois la fonctionnalité homologuée — une lacune soulevée par le Conseil européen pour la sécurité des transports lorsqu'il a demandé le report du vote.
| État du débat | |
|---|---|
| Les données de Tesla sur la fatigue | 67 % d'épisodes de fatigue en moins avec FSD actif |
| La demande de Tesla | assouplir les exigences de surveillance de l'attention |
| L'argument inverse | les systèmes supervisés sont utilisés sans supervision |
| Vote | 6 octobre 2026, nécessite 15 États sur 27 et 65 % de la population |
La Suède a déjà exhorté l'UE à rejeter la demande à moins que Tesla ne renonce à sa requête concernant le comportement en matière de vitesse. L'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, la Finlande et l'Irlande sont encore en cours d'examen.
Pour un propriétaire européen, le point pratique est plus restreint et aucun vote n'y changera rien : FSD (Supervised) exige que vous soyez éveillé et responsable, et aucune juridiction en Europe ne considère un conducteur endormi comme autre chose que le conducteur.