Tesla a fait passer les caches de rétroviseurs du Cybertruck d'une finition peinte à un plastique texturé assorti aux habillages de passages de roues. Wes Morrill, ingénieur en chef du Cybertruck, a révélé publiquement ce changement, et Drive Tesla Canada rapporte qu'il arrive sur les véhicules depuis quelques semaines.

Le cache peint n'était pas la bonne pièce pour cet usage

Le reproche auquel répond ce changement est précis. Un cache peint se trouve au point le plus large d'un véhicule que ses propriétaires emmènent dans des endroits couverts de végétation, et la peinture se marque là où les broussailles la frottent. Le reste de la carrosserie est en acier inoxydable, qui encaisse cela sans broncher : les caches de rétroviseurs étaient donc le composant le moins apte à supporter l'usage même auquel le pick-up invite — un décalage entre une finition et la fonction qu'elle devait remplir.

Le plastique texturé ne laisse pas apparaître les mêmes contacts. Il est en outre assorti aux habillages de passages de roues, si bien que le cache s'inscrit désormais dans la même famille de surfaces au lieu d'en constituer une exception peinte.

Moins cher et meilleur : c'est là que réside l'inhabituel

« Il arrive qu'on puisse retirer du coût ET améliorer le produit », a déclaré Morrill à propos de ce changement. Cette formule mérite d'être prise au sérieux plutôt que comme un argument marketing. La plupart des modifications apportées en cours de production arbitrent entre les deux : une pièce moins chère est généralement une pièce de moins bonne qualité, et une pièce plus durable coûte généralement plus cher. La peinture est un procédé — une cabine, une cuisson, des retouches en cas d'échec au contrôle — et la supprimer élimine d'un seul coup la dépense et le mode de défaillance.

Tesla n'a publié ni références de pièces, ni numéro de VIN de bascule, ni chiffrage de l'économie réalisée, et il n'existe aucun programme de mise à niveau pour les pick-up déjà produits avec les caches peints.

Avant Caches de rétroviseurs peints
Après Plastique texturé, assorti aux habillages de passages de roues
Motif Résistance aux rayures dues à la végétation ; coût réduit
Source Wes Morrill, ingénieur en chef du Cybertruck
Déploiement Sur les véhicules depuis quelques semaines
Mise à niveau Aucune annoncée

Une tendance, pas un cas isolé

Il s'agit de la quatrième révision d'un composant du Cybertruck à faire surface ce mois-ci. Tesla a repensé la caméra de répétiteur latéral, fait passer le bouclier aérodynamique au polypropylène et retravaillé le rail de hayon et le boîtier d'entraînement de la benne. Chaque modification est mineure prise isolément. Ensemble, elles décrivent un véhicule que l'on continue d'améliorer bien après son lancement, les pièces qui échouent sur le terrain étant remplacées par des pièces qui tiennent.

Ce que cela signifie en Europe

Rien directement, et cela mérite d'être dit clairement. Le Cybertruck n'est pas homologué à la vente dans l'Union européenne, et aucun acheteur européen ne recevra de Tesla l'une ou l'autre version de cette pièce.

La portée est indirecte mais réelle : le Cybertruck est désormais le terrain où Tesla mène ses modifications d'ingénierie visibles en cours de production, et les habitudes qu'elle y prend — supprimer des procédés de peinture, standardiser les habillages texturés, remplacer les pièces qui se marquent à l'usage — sont celles qui finiront par toucher les lignes Model Y et Model 3, qui, elles, se vendent ici. Observez laquelle de ces révisions apparaîtra sur une voiture européenne d'ici un an.