L'association espagnole de la mobilité électrique a publié son dernier recensement des bornes de recharge, et le chiffre a baissé. L'AEDIVE situe le pays à 52 746 points de recharge publics opérationnels au 1er septembre 2026. En mars, cette même association en comptait 52 985.

Rien n'a été arraché du sol. C'est l'AEDIVE qui a changé ce qu'elle accepte d'appeler opérationnel.

Ce qui a changé dans le décompte

L'association retire désormais les enregistrements en doublon, les installations qui ne sont plus actives et les opérateurs qui ne tiennent pas leurs données à jour. Elle a également rayé des listes les équipements plus anciens qui ne satisfont pas aux exigences récentes en matière de paiement et d'interopérabilité — les règles qui déterminent si un conducteur peut lancer une session avec une carte bancaire ou une application d'itinérance, plutôt qu'avec un abonnement lié à un seul réseau.

Le chiffre de septembre est donc plus strict que celui de mars, et les deux ne sont pas directement comparables. Rapportée à la clôture de 2025, l'AEDIVE fait état d'une croissance de 5,49 %.

Un décompte qui recule alors que le réseau progresse est une chose peu confortable à publier, et il est plus utile que le chiffre qu'il remplace. Un point de recharge répertorié mais hors service est pire qu'un point qui n'a jamais été répertorié, car un conducteur s'y rend.

Où le réseau progresse réellement

C'est la puissance, et non le nombre, qui mérite d'être lue. Sur la même base fin 2025 que le chiffre principal :

Tranche de puissance Évolution
50–150 kW +7,42 %
150–350 kW +22,50 %
Au-delà de 350 kW +10,38 %

La tranche 150–350 kW a progressé trois fois plus vite que celle qui la précède. C'est la tranche qu'un conducteur au long cours rencontre effectivement sur une autoroute espagnole, et c'est là qu'un véhicule électrique moderne passe la partie utile de sa courbe de charge.

La répartition reste déséquilibrée. La Catalogne, Madrid, l'Andalousie et la Communauté valencienne concentrent à elles seules près de 59 % de la recharge publique installée en Espagne.

Ce que cela signifie pour un conducteur Tesla

L'Espagne a longtemps été le maillon faible d'un road trip européen — le pays où la carte paraissait plus clairsemée que le trafic ne le justifiait. Ces chiffres indiquent que cela change par le haut de la gamme de puissance plutôt que par le bas, ce qui est la bonne extrémité pour qui traverse le pays plutôt que d'y faire ses trajets quotidiens.

La clause d'interopérabilité compte davantage qu'il n'y paraît. Les conducteurs de Tesla en Espagne utilisent bien plus que les Superchargers, et les équipements que l'AEDIVE vient de retirer de sa liste sont précisément ceux qui n'acceptent que l'application d'un seul opérateur. Les écarter du décompte officiel n'ajoute pas une seule borne, mais cela donne un sens au chiffre restant — et cela met la pression sur les opérateurs qui préfèrent faire la publicité d'un site plutôt que de l'entretenir.