Le logiciel Tesla Full Self-Driving (Supervised) a franchi un nouvel obstacle européen. Le 10 juin 2026, la Belgique a officiellement autorisé l'utilisation du système sur les voies publiques, devenant ainsi le cinquième pays européen à permettre aux propriétaires de Tesla d'activer le FSD en dehors d'un programme d'essai fermé.

L'approbation est venue du cabinet de la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder, qui avait plus tôt dans l'année autorisé Tesla à commencer des essais supervisés sur les routes belges. Comme une décision d'homologation routière d'un véhicule prise par une région belge est reconnue dans tout le pays, l'autorisation flamande s'applique de la même manière en Flandre, en Wallonie et en Région de Bruxelles-Capitale — l'approbation est donc effectivement nationale dès le premier jour.

Du permis d'essai aux voies publiques

La Belgique est arrivée à ce stade par une démarche structurée d'essai et de certification plutôt que par une seule validation. La décision s'appuie sur l'autorisation d'essai que Tesla a reçue en mai, lorsque De Ridder a approuvé un essai supervisé exigeant de parcourir 5 000 kilomètres avec trois véhicules d'essai Tesla, comme TeslAnt l'a rapporté dans l'approbation belge des essais supervisés. Une fois ce programme achevé et les données examinées, l'administration est passée d'un permis d'essai limité à une pleine autorisation pour les voies publiques.

Cinquième dans une file qui s'allonge vite

La Belgique rejoint une liste courte mais qui s'allonge rapidement d'approbations européennes. Les Pays-Bas ont ouvert la voie en premier, lorsque leur autorité routière RDW a accordé la réception par type le 10 avril 2026. La Lituanie a suivi en deuxième position, puis l'Estonie est devenue le troisième pays lorsque son administration des transports a donné son feu vert le 29 mai, et le Danemark est devenu le quatrième juste un jour avant la Belgique, le 9 juin.

Le regroupement des approbations à la fin mai et en juin reflète la façon dont les régulateurs nationaux s'appuient de plus en plus sur le travail d'homologation du RDW néerlandais au lieu de répéter chacun la certification complète à partir de zéro. La décision belge ajoute à la carte un marché vaste et situé au centre du continent, et offre à Tesla un nouveau déploiement réel à invoquer dans ses échanges avec les régulateurs d'autres pays du continent.

Ce que cela signifie pour les propriétaires belges

Pour les conducteurs en Belgique, le changement pratique est que le FSD (Supervised) peut désormais être activé et utilisé sur les voies publiques, et non plus seulement dans le cadre d'un programme d'essai. La mention « Supervised » reste la précision essentielle : le conducteur demeure légalement responsable à tout moment, doit garder les mains sur le volant et les yeux sur la route, et la voiture demandera de l'attention. Il s'agit d'un système d'aide à la conduite qui exige une supervision active, et non d'une autonomie sans surveillance.

Le tableau à l'échelle de l'UE

L'approbation pays par pays est, pour l'instant, la seule voie dont dispose Tesla en Europe. Un cadre à l'échelle de l'UE qui harmoniserait les règles dans tous les États membres en une seule étape n'a pas encore été inscrit à un vote, ce qui oblige Tesla à ajouter les marchés une approbation nationale à la fois. Tant que cela ne change pas, chaque nouvelle autorisation — cinq et ce n'est pas fini — élargit la zone où les propriétaires de Tesla européens peuvent légalement utiliser la fonction, et la position centrale de la Belgique en fait l'un des ajouts les plus importants à ce jour.